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Le danger des antennes relais.
La vie est-elle encore possible sans portable. Nous avons déjà dénoncé leurs risques pour la santé Leurs dangers concernent d’abord l’utilisateur car la nécessité du« toujours-joignable-quels-que-soient-le-lieu-et-l’heure » conduit les sociétés opératrices à installer des antennes relais partout. Le vide juridique total laisse les consommateurs désemparés face aux opérateurs qui usent d’arguments financiers convaincants, sans même parler de la sécurité des installations.Suite à la lettre de la Direction générale de la santé , une circulaire de la Direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction a été adressée aux préfets de région. Elle alerte « sur les risques potentiels liés à une exposition aux rayonnements électromagnétiques dus à l’installation d’antennes de stations de base de téléphone mobile sur des balcons d’immeubles ».
Antenne relais
La lettre de la Direction générale de la santé indiquait qu’une « réflexion est engagée, tant au niveau européen qu’au niveau du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, pour fixer des valeurs limites d’exposition dans les zones accessibles au public et interdire le stationnement du public lors du dépassement de ces valeurs ». Mais la Direction de la santé poursuit :« L’adoption de ces dispositions devrait conduire à la remise en cause d’installations non conformes, ou, lorsque les émetteurs sont fixés sur des balcons, à une restriction d’usage totale ou partielle de ces balcons, voire dans certains cas à une condamnation de certaines pièces d’habitation. » Ce qui en dit long sur les inquiétudes que suscitent ces installations.

En effet, les antennes dégagent un champ électromagnétique d’une intensité cent fois supérieure à celui des portables. Si l’on craint des nuisances avec ces derniers, comment ne pas s’inquiéter d’une trop grande proximité des premières ! Il est difficile d’apprécier le problème dans toute son ampleur. Cela tient à trois raisons :
- D’une part la dispersion des hyperfréquences émises par les antennes, dans l’espace et sous l’horizontale, crée autour des antennes relais des zones plus ou moins “riches” en champs électromagnétiques. Le lobe principal dirigé vers l’avant de l’antenne est plus puissant que les lobes secondaires situés en arrière et sur les côtés.
- D’autre part, l’existence dans l’environnement de structures métalliques (châssis de fenêtres, volets, portes, ferrures de balcons…) peut faire jouer à celles-ci un rôle de ré-émetteurs passifs capables d’amplifier les ondes à hyperfréquences.
- Enfin, les densités de puissances électromagnétiques émises par les stations-relais dépendent du nombre de communications traitées par la station. Ce qui conduit à des fluctuations de puissance générée dans l’environnement en fonction des moments de la journée, voire des périodes de l’année. »
Aucun texte officiel ne réglemente actuellement en France l’installation de ces antennes, ni ne précise les limites d’exposition des travailleurs et du public. Les opérateurs ont le champ libre pour négocier avec le maire d’une commune, le propriétaire d’un champ ou d’un balcon ou encore un syndic d’immeuble.Les sociétés de téléphonie mobile se livrent une concurrence acharnée, surenchérissent leurs offres. Tout en minimisant, quand elles ne les taisent pas, les risques inhérents aux installations. Côté matériel : interférences avec les prothèses « actives » (appareils auditifs ou piles cardiaques), « neige » sur les écrans de télévision, « brouille » des ordinateurs… Côté santé : maux de tête, fatigue, sommeil perturbé…
Pourtant certains responsables politiques européens s’interrogent. En Grande-Bretagne, le ministre de l’Éducation s’inquiète du parc de 500 antennes installées sur des écoles anglaises (Sunday Telegraph, 28/7/99). En Ecosse, la ville d’Edimbourg décide d’un moratoire pour les nouvelles installations d’antennes en ville, suivant en cela une initiative prise par la ville de Glasgow (The Scotsman, 3/7/99). En Suisse, le Département fédéral de l’environnement a mis en consultation un projet d’ordonnance sur la protection contre les nouvelles antennes, introduisant la notion de « zone franche », où personne ne devrait séjourner .
Sur Six Fours une charte de bonne conduite a été signé par les opérateurs….. qui ont installé une bonne partie de leurs antennes près des établissements scolaires ou au cœur de l’agglomération. Pourtant le principe de précaution introduit dans le droit français par la loi Barnier (02 /02/ 95) est ainsi défini « l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles… »
Pourtant notre député maire avait sous la pression populaire pris un arrété le 24 janvier 2001 ou il précisait qu’ »aucune installation d’antenne ne pourrait être implanté sur le territoire de Six Fours à moins de 300 m d’une habitation »
Depuis le parc des antennes a explosé sur Six Fours avec les conséquences que l’on connaîtra bientôt...
Allons nous répéter toujours les mêmes erreurs au nom de l’intérêt économique de quelques industriels, en adoptant une attitude attentiste face aux risques qu’engendre l’insidieuse pollution électromagnétique des antennes relais ?
A lire absolument :
Roger Santini docteur ès sciences, auteur du livre
« Téléphones cellulaires. Danger ? » éd. Marco Pietteur. 1998.
Philippe GUINET, Conseiller municipal Vert de Six Fours Les Plages
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