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Préserver et développer une agriculture locale pérenne


Les habitants de Six-Fours continuent de gronder face aux travaux incessants qui gangrènent notre ville, des lotissements sécurisés, des programmes immobiliers, des infrastructures qu’il faut sans cesse réadapter pour toutes ces constructions, une sorte de course effrénée vers le toujours plus, toujours plus de béton, toujours plus de circulation, de bouchons, de pollution… et de moins en moins de surface cultivable.

Des terres cultivables ou des champs d’oliviers qui voient pousser des immeubles comme des champignons ; ces terres qui ont été travaillées pendant des centaines d’années par nos aïeuls pour fournir une agriculture vivrière. Ces aïeuls, que penseraient-ils aujourd’hui de leurs petits enfants ?

En 30 ans c’est 54% des terres fertiles qui ont disparues entre Menton et Marseille.

Autrefois département agricole, il ne reste que 8% de ces terres sur le littoral Varois. Dans une génération, deux maximum, il n’y aura plus de terrains agricoles sur le littoral. La France perd 70 000 Ha de terres fertiles chaque année, c’est un département tous les 5 ans

Cette érosion dramatique pèse lourdement sur notre souveraineté alimentaire et nous rend fortement dépendants des importations.

L’objectif des élus doit être dès à présent de maintenir la surface des terres qui, à ce jour, sont encore cultivables. C’est possible car le Var est signataire d’une charte sur la préservation des terres agricoles. Il ne tient qu’aux maires de prouver qu’il ne s’agit pas d’une déclaration d’intention, comme c’est si souvent le cas avec cette majorité.

Des solutions sont possible, comme à Aubagne, où depuis 1992, dans le cadre d’un partenariat très large (municipalité, professions agricoles, administrations), la municipalité a lancé la charte agricole d’Aubagne pour maintenir et développer l’agriculture périurbaine. En s’appuyant sur deux axes, l’un foncier et l’autre économique.

Si nous ne voulons pas que cette dégradation se poursuive, nous pouvons agir en tant que citoyens en demandant à nos élus le maintien des zones agricoles existantes, voire l’augmentation des surfaces à vocation agricole.

  • Pour préserver et développer une agriculture locale, pérenne.
  • Pour créer des emplois dans ce secteur, ainsi que dans les secteurs associés.
  • Pour accéder à une alimentation saine, de proximité.
  • Pour s’inscrire dans le cadre d’un développement durable en réduisant l’impact «carbone/transport» de notre alimentation.

Urbaniser ou protéger ne dépend que de la volonté du Maire, via un document qui s’appelle le Plan Local d’Urbanisme (PLU). C’est à vous tous, pendant l’enquête publique qui va bientôt s’ouvrir sur notre commune, de faire pression sur cette majorité pour que les choses changent.

Il y a urgence à protéger les derniers espaces de terres fertiles non encore urbanisés.

Des choix politiques d’aujourd’hui dépend notre autonomie alimentaire de demain.

Josiane TOGNETTI


Le parti des Verts Parti Occitan