Archives

Nos Elus
Actualité
Prochain conseil
Nos actions
Les médias
Archives

Six-Fours Ecologie

Contact

Archives


Disparition programmée de terres fertiles

Avant de devenir un entrepôt et un parking pour les véhicules municipaux, les dernières vignes six-fournaises vont servir de piste d’entrainement pour la formation à la conduite d’engins de BTP ainsi que pour les exercices de sécurité incendie.

Voila ce qui a été décidé contre notre volonté lors du Conseil Municipal du 19 février 2009 ; la commune propriétaire des parcelles AW 654-1927-1929 se proposant de les mettre à la disposition de la société marseillaise ECF SUD PREVENTION SECURITE à titre gracieux pour une période de 6 mois renouvelable...

Six-Fours-Les-Plages est d’après Jean-Sébastien Vialatte, une ville qui se doit d’être exemplaire en matière de développement durable ; remplacer un espace fertile actuellement occupé par des vignes par des engins de BTP, des bacs à pétroles qu’on enflamme pour des exercices de sécurité incendie avant de tout bétonner me parait être aux antipodes de cette volonté affichée.

Aujourd’hui Jean-Sébastien Vialatte nous indique que ce terrain n’est pas classé en terrain agricole, mais en regardant les photos ci-dessous, vous voyez des vignes, des terres cultivées…


La disparition de la verdure

Le premier constat affligeant c’est la disparition rapide du « mitage vert » de nos agglomérations

Rappelons que les terres agricoles ne représentent plus que 9 % de la superficie du Var et qu’à Six-Fours il ne reste plus que 5 agriculteurs.

Nous rejoignons sur ce point comme sur d’autres le collectif de défense des terres fertiles qui prône la responsabilisation des collectivités. Son président, Jean-Claude Albérigo, voudrait notamment que la spéculation sur les dernières terres agricoles varoises s'arrête.

De nombreux jeunes agriculteurs ne peuvent s’implanter dans le Var pour une seule raison, la pression immobilière. Le foncier, c'est le problème numéro un : 1 700 € l'hectare agricole en Loire-Atlantique, 25 350 € dans le Var !

Le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) de l’aire toulonnaise doit sortir fin 2009. Ce schéma qui nous explique la nécessite de défendre les terres agricoles acte dans les fait 960 hectares qui deviendraient constructibles.

A Six-Fours-Les-Plages comme dans le Var de façon générale la plupart des majorités en place font passer des terres agricoles en urbain et cautionnent ainsi la disparition progressive de nos surfaces cultivées.


L’action politique pour maintenir les agriculteurs

Le plus efficace en matière de protection réside dans l’achat par les collectivités de terres qu’elles mettent ensuite à la disposition des agriculteurs sous forme de locations-ventes.

Quelquefois le conseil général montre la voie comme à Sainte-Anne du Castellet où un maraîcher devrait récupérer un à deux hectares des terres rachetées par le conseil général.

En effet sur la commune du Castellet, 30 hectares seront prochainement remis en état par le conseil général, terrassés, labourés, puis confiés à des agriculteurs de la commune pour un loyer minimum.

Cela dépasse le cadre purement politique puisque ce projet est soutenu par la conseillère générale et députée UMP Josette Pons.

Favorisons donc l’implantation de jeunes agriculteurs de la filière biologique à Six-Fours-Les-Plages, la mairie dispose là d’un peu moins de 15 000 m2 de terre aujourd’hui cultivée. A tous ceux qui nous disent que ces terres ne sont plus cultivées depuis des « dizaines d’années » nous proposons cette photo satellite issus du site Geoportail (© 2007 - 2009 IGN)

Une autre de nos propositions serait de créer une ferme d’animations éducative sur l’emplacement réservé AW 25-26-29-30-786-654 (Curet-bas –Coudoulière) acquis par la mairie le 10 décembre 2008, en lieux et place des dernières vignes de Six-Fours-Les-Plages.

Notons que l’agrément des ministères de l’éducation nationale et de la jeunesse et du sport est possible, ainsi que l’obtention de subventions.


Qu’est ce qu’une ferme d’animations éducative ?

En alternative à une urbanisation dévorante et déshumanisante, la ferme d'Animations Éducative, la plupart du temps située dans la ville ou en toute proche périphérie devient un "lieu de vie" où les liens qui nous relient au sol, aux plantes se vivent par la pratique, au fil des saisons.

L'intérêt de "l'outil" Ferme est qu'il offre suffisamment de lien avec la nature, mais aussi avec les dimensions sociales, économiques, techniques, politiques, culturelles de l'environnement. Plaçant le vivant au centre des préoccupations essentielles, les ateliers éducatifs de la ferme proposent des solutions solidaires, respectueuses de l'être humain et de l'environnement dont il dépend.



Avec un projet tel que celui-ci l’espace identifié serait un espace porteur d’un projet qui pourrait de fait devenir éligible à la nouvelle appellation issus de la Loi relative au développement des territoires ruraux (DTR) du 23 février 2005 est devenir un périmètre de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN).




Ce projet d’expérimentation nationale est développé par Terres en Villes et la FNSafer





Malheureusement les PAEN mis en place seront d’autant plus stables qu’ils seront portés par une volonté politique forte.

Jean-Paul Jaud a fait un film formidable qui s’intitule « Nos enfants nous accuseront ». Il serait bon que nos élus locaux et nationaux s’en inspirent et commencent à mettre en place de façon concrète les outils nécessaires à une gestion écologique et durable de notre environnement.





Le parti des Verts Parti Occitan